“La nuit transfigurée” de Schoenberg sera présentée deux fois par Les Violons du Roy le 16 avril. En matinée à 10h30 comme programme unique et commenté par le chef, tandis qu’en soirée Karina Gauvin se joindra à l’orchestre pour interpréter des œuvres de Britten, Fauré, Debussy et Poulenc.

Pour clore la série Chefs-d’œuvre du matin, Jean-Marie Zeitouni dirigera et commentera Verklärte Nacht (La nuit transfigurée) d’Arnold Schoenberg, une œuvre de jeunesse insufflée d’un puissant élan romantique. Les commentaires du chef permettront au public de se familiariser avec l’univers musical d’Arnold Schoenberg, qui, avant de devenir le maître à penser de l’école atonale et sérielle, a été fortement influencé par Brahms, Richard Strauss et Wagner.

Destinée à l’origine à un sextuor à cordes, La nuit transfigurée a été créée à Vienne en 1902 par le célèbre quatuor Rosé et deux musiciens de l’Orchestre philharmonique de Vienne. L’œuvre suit de près un poème d’un important poète allemand du XXe siècle, Richard Dehmel, qui relate une promenade au clair de lune où une femme avoue à son compagnon qu’elle attend un enfant d’un autre homme. Pour le compositeur, l’œuvre, essentiellement tonale et d’une grande richesse chromatique, loin d’être descriptive, « se limite à refléter la nature et à exprimer des sentiments humains ». En 1917, Schoenberg réalisa un arrangement pour orchestre à cordes et en fit une révision en 1943. C’est cette version qui sera entendue en concert.

À 20 h, la soprano Karina Gauvin sera l’invitée des Violons du Roy à l’occasion d’une envoûtante soirée de poésie. La soprano offrira Les illuminations, op. 18 de Benjamin Britten et des mélodies françaises, notamment Après un rêve de Gabriel Fauré. Le chef Jean-Marie Zeitouni dirigera également la version pour orchestre à cordes de Verklärte Nacht (La nuit transfigurée) d’Arnold Schonberg. Ce programme fera l’objet d’un nouvel enregistrement sous étiquette ATMA.

Le public retrouvera avec bonheur la soprano Karina Gauvin dans des mélodies, un répertoire qui, tout en révélant ses grandes qualités d’interprètes, met bien en valeur les multiples couleurs et le raffinement de sa voix. La soprano interprétera un chef-d’œuvre du répertoire lyrique, Les Illuminations, op. 18 de Britten, un cycle de courtes mélodies reposant sur des poèmes en prose d’Arthur Rimbaud, merveilleusement mis en musique par Britten. Suivra Now sleeps the crimson petal de Britten, une tendre barcarolle que s’échangent la voix et le cor, soutenus par les cordes. Karina Gauvin offrira ensuite trois exquises mélodies : Beau soir de Claude Debussy, Mon cadavre est doux comme un gant, tiré du cycle Fiançailles pour rire de Francis Poulenc et le célèbre et inoubliable Après un rêve de Fauré.

En deuxième partie, le chef Jean-Marie Zeitouni et les musiciens de l’orchestre livreront la version pour orchestre à cordes de Verklärte Nacht (La nuit transfigurée) d’Arnold Schoenberg, destinée à l’origine à un sextuor à cordes, une œuvre essentiellement tonale dévoilant l’influence de Brahms, Richard Strauss et Wagner sur le jeune compositeur alors âgé de 25 ans. Suivant de près un poème de Richard Dehmel, La nuit transfigurée, relate une promenade au clair de lune, au cours de laquelle une femme avoue à son compagnon qu’elle attend un enfant d’un autre homme. Pour le compositeur, l’œuvre, loin d’être descriptive, « se limite à refléter la nature et à exprimer des sentiments humains ».